Castelli : la passion italienne qui habille le peloton depuis 150 ans

Quelque part dans les Dolomites, sur les routes qui serpentent entre les sommets de Fonzaso, un cycliste pédale à l'aube. Il porte un maillot rouge. Ce cycliste, c'est peut-être un coureur de l'équipe Soudal Quick-Step, peut-être un amateur du dimanche. Mais ce maillot rouge, lui, raconte 150 ans d'histoire.

Fondée en 1876 sous le nom de Vittore Gianni, Castelli est l'une des plus vieilles maisons de vêtements cyclistes au monde. Et dans une industrie où les marques naissent et disparaissent en quelques saisons, c'est presque une anomalie. Une anomalie italienne.

Cycliste portant un maillot de vélo Castelli Espresso sur une route de campagne Le maillot Espresso, pièce centrale de la gamme route de Castelli.

1876 : naissance d'une passion

L'histoire commence à Milan, où Vittore Gianni lance un atelier de couture spécialisé dans les tenues de compétition. L'Italie est alors une nation où le vélo est bien plus qu'un sport — c'est une religion populaire, un symbole de liberté.

Armando Castelli rejoint l'atelier en 1935 et le rachète à la fin des années 1930. Mais il faut attendre 1974 pour que la marque prenne le nom qu'on lui connaît aujourd'hui, sous l'impulsion de son fils Maurizio Castelli. C'est lui qui forge son identité : exigence textile absolue, ancrage dans le monde professionnel, et la conviction profonde que le vêtement cycliste peut être aussi précis qu'une pièce mécanique. C'est lui, aussi, qui dessine le scorpion — un emblème dont la marque n'a jamais vraiment expliqué l'origine.

Maurizio Castelli disparaît en 1995 d'une façon qui en dit long sur sa nature : il est terrassé par une crise cardiaque à 47 ans, à vélo, en montant la Cipressa — l'ascension mythique de Milan-San Remo. Il n'y a pas de meilleure façon de résumer un homme, et une maison.


Les innovations qui ont changé le peloton

Castelli n'a pas suivi l'histoire du cyclisme. Elle l'a écrite à plusieurs reprises.

1977 : la marque introduit les premiers cuissards en Lycra dans le peloton. Un matériau alors inconnu dans le monde du vélo, qui allait devenir le standard planétaire.

1981 : Castelli ose le premier cuissard cycliste en couleur — un modèle turquoise, présenté au Giro. Une hérésie à l'époque, où le règlement imposait le noir. Une évidence aujourd'hui.

1983 : la marque est la première à appliquer la sublimation au vêtement cycliste — une technique d'impression qui permet des graphiques pleine couleur sur des tissus techniques. L'équipe Renault-Elf de Bernard Hinault en est la première vitrine.

2010 : naissance du Gabba. Ni imperméable, ni simple coupe-vent — quelque chose de nouveau, entre les deux. Un maillot tout-temps qui redéfinit ce que le cycliste peut porter par temps humide et froid, sans sacrifier la mobilité ni la respirabilité. Le peloton s'en empare si vite que des coureurs d'équipes non commanditées par Castelli l'achètent au prix boutique et masquent le logo au marqueur noir. En 2014, Castelli assume la blague et vend une version livrée avec son marqueur.

Gros plan sur un cuissard de vélo Castelli, coutures plates et bande de cuisse Le cuissard en Lycra, l'innovation qui a fait basculer le peloton à partir de 1977.

Quand le vêtement gagne des courses

En 2012, le coureur canadien Ryder Hesjedal remporte le Tour d'Italie dans une combinaison Castelli Body Paint 3.0 — un speedsuit conçu pour réduire les résistances aérodynamiques à un niveau inédit dans le peloton.

Ce n'est pas un hasard. Castelli développe ses innovations directement avec les coureurs professionnels, sur les routes des Dolomites. Les prototypes sont testés en conditions réelles, modifiés, retestés. Ce dialogue constant entre l'atelier et le peloton est le moteur de l'innovation Castelli depuis plus d'un siècle.

La marque équipe aujourd'hui l'équipe Soudal Quick-Step, une référence du cyclisme mondial. Pour marquer ses 150 ans, Castelli a d'ailleurs habillé la formation d'un kit commémoratif crème au Giro d'Italia 2026, où se superposent les différents scorpions dessinés par la marque depuis 1974.


Nano Flex : l'eau qui glisse

La technologie Nano Flex incarne bien la philosophie Castelli : partir d'un problème réel et y répondre avec une solution textile précise.

Le Nano Flex utilise des nanoparticules qui créent une surface ultra-hydrophobe — l'eau s'en détache au lieu de s'y accumuler. Le tissu reste sec et léger même sous la bruine, sans être imperméable. Un avantage concret sous nos latitudes, où les sorties printanières et automnales se jouent souvent dans la brume ou le crachin.

Cycliste en tenue Castelli sur une route de montagne dans les Dolomites Fonzaso, dans les Dolomites : c'est là que Castelli conçoit et teste ses vêtements.

Une gamme pour chaque cycliste

Castelli couvre l'ensemble des usages :

  • Route — maillots, cuissards, combinaisons aérodynamiques pour les sorties rapides
  • Endurance — coupes plus confortables pour les longues distances
  • Tout-temps — le Perfetto et ses dérivés, héritiers directs du Gabba, pour ne pas rester à la maison
  • Thermique — sous-vêtements techniques, manchettes, chaussettes isolantes pour rouler jusqu'en novembre
  • Triathlon — les combinaisons Free Sanremo, pensées pour enchaîner les trois disciplines
  • Gravel — des coupes adaptées à une position plus droite et des conditions de terrain variées

Le point commun à toutes ces lignes : les tissus italiens, les finitions soignées, et cette façon bien à eux de faire tenir un cuissard exactement là où il doit tenir.

Pour explorer les options disponibles, vous pouvez commencer par la gamme Espresso, le cœur polyvalent du catalogue.

Vêtements de vélo Castelli portés lors d'une sortie sur route De la route au gravelle, la gamme Castelli couvre tous les usages.

Questions fréquentes

Les vêtements Castelli sont-ils vraiment fabriqués en Italie ?

Le siège et l'atelier principal sont à Fonzaso, dans les Dolomites. C'est là que sont conçus et testés les vêtements Castelli, qui écoule aujourd'hui de l'ordre de 2,2 à 2,5 millions de pièces par année.

Quand la marque Castelli a-t-elle été créée ?

L'atelier d'origine, Vittore Gianni, ouvre à Milan en 1876 — d'où les 150 ans célébrés en 2026. Mais le nom Castelli et le logo du scorpion n'apparaissent qu'en 1974, quand Maurizio Castelli prend la relève de son père Armando. La marque a donc deux anniversaires : 150 ans de la maison, 50 ans du scorpion en 2024.

Castelli convient-il aux cyclistes non professionnels ?

Absolument. La gamme Castelli couvre tous les niveaux, des maillots d'entrée de gamme aux combinaisons pro. Les technologies comme le Nano Flex sont disponibles sur des pièces accessibles, pas seulement sur les modèles haut de gamme.

Quelle pièce Castelli choisir pour rouler à l'automne ?

Le Perfetto RoS 2 est la référence pour les conditions changeantes — c'est l'héritier direct du Gabba, en version manches longues. Associé à un cuissard thermique et des manchettes, c'est la combinaison idéale pour les journées fraîches et humides de septembre-octobre.

Où trouver les vêtements Castelli ?

Chez Bicycles Quilicot, en ligne avec livraison partout au Canada, ou dans nos magasins de Rosemont, Villeray, Laval, Sainte-Thérèse, Mascouche et Mont-Tremblant.

Coureur professionnel portant un kit Castelli en compétition Les technologies Castelli sont validées en compétition avant d'arriver en boutique.

En résumé

150 ans. C'est long. Mais ce qui est frappant chez Castelli, ce n'est pas la durée — c'est la constance. Une même obsession pour le textile technique, une même proximité avec le peloton professionnel, une même capacité à innover sans jamais perdre son identité.

Si vous cherchez des vêtements qui performent quand la météo devient sérieuse, qui tiennent après des dizaines de lavages, et qui portent l'héritage du cyclisme italien sans en faire trop — Castelli mérite une visite en boutique.

Envie de découvrir la gamme Castelli ?

Maillots, cuissards, vestes tout-temps et combinaisons triathlon — la sélection complète est en ligne et en magasin.

Voir la gamme Castelli

Sources

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